BIENVENUE SUR LE SITE DE L’ASSOCIATION
LIEN TSIGANE
Lien Tsigane est une association qui a pour but principal de communiquer sur la situation des Tsiganes en Europe par des conférences et des rencontres auprès de divers publics. Notre objectif est d’informer un public le plus large possible non seulement sur l’histoire méconnue des Tsiganes en Europe et sur la diversité des groupes (Roms, Manus, Gitans…), mais aussi, et avant tout, de révéler la situation socioéconomique difficile de l’ensemble de la minorité tsigane en Europe.
Notre posture est claire, nous ne sommes pas une association tsigane. Par conséquent nous ne parlons pas à la place de tel ou tel groupe. Le but est d’organiser des rencontres pour apporter un savoir et pour lutter contre les préjugés.
Chaque année, LIEN TSIGANE organise ou est partenaire d’évènements culturels autour de la culture tsigane et des thématiques associées. L’association est également partenaire de l’association des Roms de Buzau (Roumanie).
Sur ce site vous trouverez le détail de nos actions, le programme des conférences et des liens utiles pour une meilleure connaissance des Tsiganes.
Actualités
Avril 2009
Journée d’étude Jeunes Chercheurs
Les Tsiganes dans les recherches en Sciences Sociales cadres,objets,enjeux
22 avril 2009
MSH de l’Université d’Angers
Entrée libre
Voir le détail du programme:
http://lientsigane.files.wordpress.com/2008/03/je-tsiganes-angers-22-avril2.pdf
06/02/2009
A voir sur Public Sénat un reportage sur les Roms de Bulgarie suivi d’un débat sur les Tsiganes en France.
Lien vers le reportage sur les Roms en Bulgarie:
http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=60370
Lien vers le débat:
http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=60550
03/01/2009
La défense des droits des Roms: le parcours du combattant
Que vivent les Roms venus d’Europe centrale et orientale en France? Soutenus par des associations, ils essaient d’accéder aux droits les plus élémentaires. Un parcours semé d’embûches symbolisé par l’édito du site Romeurope, à consulter en cliquant sur le lien ci-dessous:
http://www.romeurope.org/?p=1343
02/11/2008
Un point de vue sur les Roms en Europe
A lire: Tsiganes d’Europe: une minorité en danger?
sur: http://www.diploweb.com/Tsiganes-d-Europe-Une-minorite-en.html
par Samuel Delépine
23/10/2008
Ces Roms qui font peur à l’Europe
Par Jean-Baptiste Duez, source: www.laviedesidees.fr
20/10/2008
L’habitat des gens du voyages : des signes encourageants ?
DES EVOLUTIONS QUI MERITENT D’ETRE SUIVIES AVEC ATTENTION
Depuis quelques temps il semble que, à l’échelon nationale, certains aient pris conscience des limites et des insuffsances de la loi Besson relative aux gens du voyage.
Dans un rapport au Premier Ministre en mai dernier, Pierre Herisson, qui préside la commission nationale des gens du voyage constatait la mauvaise application de cette loi et faisait quelques propositions concernant les aires de grand passage mais aussi préconisait : » le phénomène de plus en plus marqué d’ancrage territorial d’une partie de la population des gens du voyage nécessite de développer des solutions alternatives aux aires d’accueil aménageées «
10/10/2008
Un texte qui s’indigne avec humour des représentations qu’ont les sociétés majoriatires des Tsiganes
Mon pote le Gitan
Francis Marmande Paru dans le journal LE MONDE du 9/10/2008
Jamais les Tziganes n’auront eu à ce point la cote. Festivals, modes, rigodons, disques, ça n’en finit pas. Et des Nuits manouches à L’Alhambra (superbe coffret au Chant du monde) ! Et une Andalucia, de Raphaël Faÿs (même label) ! Et le Brothers to Brothers des frères Ferré avec les frères Belmondo (Nocturne Jazz). Tchavolo Schmitt (Miri Familia, Harmonia Mundi) joue à L’Atelier Charonne, Paris-12e, le jeudi 9 octobre. Quant aux frères Ferré, ils seront à l’Opéra Comédie de Montpellier, samedi 11 octobre : Elios, le sage, et Boulou, l’élève de Messiaen. Leur père ? Matelo. Leurs oncles ? Sarane et Baro. Tous guitaristes, tous disparus. Leur invité ? Biréli Lagrène. De vrais prénoms et des histoires à remplir un train de roulottes, mon frère.
Les Tziganes viennent de l’Inde. Ils s’affectent une origine égyptienne qui leur vaut le nom de » Gypsies » en anglais. Leur route se sépare un peu avant le Rhin, se nommant au nord les » Manouches « , au sud les » Gitans « . Voir le film de Gatlif – Latcho Drom -, les travaux savants de Patrick Williams, plus toute une rêverie puissante, prompte au mythe : de Carmen (la Gitane qui parle basque, pourquoi personne ne s’en avise ?) aux Bijoux de la Castafiore (Hergé), en passant par Cendrars.
Beau corpus, beaux corps. Mystères, diableries, danses du feu. Le génie de ce peuple nomade qui exalte sa propre histoire, la vie, les persécutions, les fatigues et l’amour, son vrai génie, c’est d’obliger l’autre, le » payo « , au clicheton. Clichés mi-mi : mi-mystifiés, mi-haineux, selon une procédure magique de racisme légal. Voleurs de poules, trafiquants, ferrailleurs, lascifs, poncifs : tout se condense dans le délicieux euphémisme qu’échotiers caquetants, policiers et passants s’obligent à dire à contrecoeur : » Les gens du voyage. «
Manouches et Gitans compliquent la donne. Ils adorent les cartes. L’Orient ne leur fait pas peur ni les gammes ioniennes, influences hébraïques ou modes arabes. Pour peu que l’on eût vraiment écouté leurs musiques, du mode phrygien au cante jondo, on n’en serait pas là. Mais non. Comme d’habitude, on inverse le rapport. Eux jouent à fond sans en faire d’histoire – ils savent -, nous en face on fait les frivoles. On prend ça pour des gitaneries spontanées, Django ou Camaron de la Isla tralala. On les trouve authentiques, les bougres, et tout ça sans même savoir lire la musique.
Un soir, aux puces de Vanves, Babik Reinhardt (1944-2001) déniche un album de Wes Montgomery. Wes, le plus sophistiqué des guitaristes afro-américains (1925-1968). Babik zone avec un trader de ses amis. Babik, homme du monde, garçon merveilleux, entraîne son trader dans sa roulotte. Là, religieusement, ils jouent le disque de Wes. C’est un chorus ahurissant, sur un tempo d’enfer. En une seule écoute, Babik décroche sa guitare aux cordes échevelées, et d’oreille, toc, d’un trait, il rejoue tout le chorus qu’il vient d’entendre pour la première fois, sans la moindre erreur. Le trader tangue dans la roulotte et revend ses actions. Or, ce n’était, si l’on ose dire avec un immense respect, que Babik. Même pas Django : son fils.
En fait, les Gitans, on les aime au coin du feu, quand ils font les Gitans entre eux. Sinon, jamais ils n’auront été si ardemment pourchassés. Pur cas d’école pour la conférence de l’intégration qui va réunir, à Vichy, les ministres de l’intérieur de l’Europe : veni, vidi, Vichy (3 et 4 novembre). Immigrés de l’intérieur, les gens du voyage mettent tout le monde d’accord. Avec sa batterie de lois et de fichiers, l’Italie donne le ton sur un mode supérieur. Tout ça tient en une chanson que le charmant Mouloudji, sa voix voilée un peu haute et son air d’archange à la Paco El Lobo, chantait mieux que personne : Mon pote le Gitan. Personne ne songe à la reprendre ? Bizarre.
16/09/2008
Le Courrier des Balkans
Sommet européen sur les Rroms : un nouvel espoir ?
Par ailleurs, les associations soulignent la nécessité d’une reconnaissance officielle des « camps d’internement de Tsiganes » entre 1940 et 1946 en France. Elles revendiquent également la reconnaissance des caravanes comme logements, et l’ensemble des droits sociaux et citoyens qui s’y rattachent : allocations logements, accès au fond de solidarité-logement, prêts immobiliers, assurances…
Médecins du Monde s’inquiète des conséquences du durcissement des politiques migratoires dans l’Union européenne. À cet égard, les Roms font l’objet d’un statut d’exception. Les actes de discrimination envers la population rrom ont franchi un pallier supplémentaire, dans l’indifférence des gouvernements et des citoyens européens.
Ces associations mettent l’accent sur les discours publics contre les Rroms, tout à fait comparables à ceux que tenaient les nazis et les fascistes avant que ne commence l’extermination de masse dans les années 1930 et 1940. On prétend à nouveau que les Rroms sont une menace pour la sécurité et la santé publique. Aucune distinction n’est faite entre une poignée de délinquants et la majorité de la population rrom.
Les associsations signataires attendent du Sommet européen de Bruxelles que les Etats s’engagent à une application effective des directives européennes relatives à la lutte contre les discriminations et qu’ils promeuvent sur leur territoire le respect et la tolérance entre les populations rroms et non rroms.
01/09/2008
Conseil de l’Europe,
« L’histoire honteuse de l’antitsiganisme en Europe est oubliée – et se répète »
Conseil de l’Europe
« L’histoire honteuse de l’antitsiganisme en Europe est oubliée – et se répète »
[18/08/08] *Seuls quelques milliers de Roms en Allemagne ont survécu à l’holocauste et aux camps de concentration. Ils ont eu énormément de mal à se construire une vie nouvelle, après avoir perdu tant de membres de leur famille et vu leurs biens détruits ou confisqués. En outre, nombre d’entre eux étaient en proie à la maladie. Certains d’entre eux cherchèrent à obtenir réparation mais leurs demandes furent rejetées pendant des années
*Or, justice ne fut pas rendue à ces survivants pendant la période post-hitlérienne. Au procès de Nuremberg, l’extermination massive des Roms ne retint pas l’attention, ce qui est significatif. Le génocide des Roms—/Samudaripe/ ou /Porrajmos/ — ne fut guère reconnu dans le discours officiel.
Cette négation passive de la sinistre réalité ne pouvait hélas pas surprendre outre mesure les Roms eux mêmes car, pendant des générations, ils avaient été traités comme un peuple dépourvu d’histoire. Les violations dont ils avaient été victimes furent rapidement oubliées, si tant est qu’elles aient été reconnues
Malheureusement, l’histoire se répète.
C’est pourquoi, il est particulièrement appréciable que le Conseil de l’Europe ait établi une série de fiches d’information sur l’histoire des Roms. Ces fiches sont destinées aux enseignants, aux étudiants, aux responsables politiques et autres décideurs et à toute personne désireuse de savoir quelles épreuves ce peuple a traversées.
Les lecteurs de ces fiches d’information peuvent ainsi découvrir que les divers groupes roms ont subi, en Europe, cinq cents ans de répression honteuse depuis qu’ils sont arrivés d’Inde au terme d’une longue migration. Les méthodes répressives étaient variées, allant de l’esclavage au massacre en passant par l’assimilation forcée, l’expulsion et l’internement.
*Les *« * **raisons d’être * » * **de ces politiques étaient, quant à elles, similaires. Les Roms étaient considérés comme peu fiables, dangereux, criminels et indésirables. Ils étaient ces étrangers dont on pouvait aisément faire des boucs émissaires lorsque les choses tournaient mal et que la population locale ne voulait pas en assumer la responsabilité.
En Valachie et en Moldavie (la Roumanie d’aujourd’hui), les Roms vécurent dans la servitude pendant des siècles, jusqu’en 1855, date à laquelle les derniers esclaves roms furent enfin émancipés. En Espagne, un jour de 1749, plus de dix mille Roms furent arrêtés dans le cadre d’une action militaro policière soigneusement planifiée. Selon un homme d’Eglise éminent qui conseillait le gouvernement, cette opération avait pour but « d’éradiquer cette sale race qui était odieuse à Dieu et pernicieuse à l’homme ». Les conséquences furent effroyables pour la communauté rom ; les déportations, les détentions, le travail forcé et les meurtres détruisirent, en grande partie, la culture rom originelle.*
*Au XVIIIe siècle, sous l’Empire austro hongrois, les autorités appliquèrent une politique d’assimilation forcée. Les enfants roms furent retirés à leurs parents et l’on interdit aux Roms de se marier entre eux. En outre, il ne fut plus permis de pratiquer la langue romani. Cette politique fut brutalement appliquée. Par exemple, tout individu employant la langue « tsigane » était passible d’une condamnation à la flagellation.
Au XXe siècle, les fascistes s’en prirent aussi aux Roms. En Italie, fut publiée, en 1926, une circulaire qui ordonnait l’expulsion de tous les Roms étrangers afin de « débarrasser le pays des caravanes tsiganes qui, cela allait s’en dire, constituaient un risque pour la sécurité et la santé publique du fait du mode de vie caractéristique des Tsiganes ».
L’instruction indiquait clairement que le but était de « frapper au coeur de l’organisme tsigane ».Dans l’Italie fasciste, les Roms furent ainsi en butte à des discriminations et à des persécutions. Nombre d’entre eux furent détenus dans des camps spéciaux ; d’autres furent envoyés en Allemagne ou en Autriche et plus tard exterminés. *
*En Roumanie, le régime fasciste de la « garde de fer » entreprit les déportations en 1942. Comme de nombreux Juifs, quelque 30 000 Roms furent déplacés en Transnistrie où ils connurent la faim, la maladie et la mort. Seule la moitié d’entre eux environ parvinrent à survivre aux deux années de privation extrême qu’ils endurèrent avant que la politique ne change.
En France, quelque 6 000 Roms furent internés pendant la guerre, dans la zone occupée, pour la majorité d’entre eux. Contrairement à d’autres victimes, les Roms ne furent pas systématiquement remis en liberté lorsque les Allemands battirent en retraite. Les nouvelles autorités françaises virent dans l’internementun moyen de les forcer à la sédentarisation.
Dans les Etats baltes, un grand nombre d’habitants roms furent tués par les forces d’invasion allemandes et leurs partisans locaux au sein de la police. 5 à 10 % seulement des Roms d’Estonie survécurent. En Lettonie, près de la moitié des Roms furent fusillés et l’on estime qu’en Lituanie, les Roms furent aussi tués dans leur grande majorité. *
*En fait, les idées racistes de l’époque n’épargnaient aucun pays d’Europe. En Suède, pays neutre, les autorités avaient déjà, dans les années 1920, encouragé la mise en oeuvre d’un programme de stérilisation qui avait principalement pour cible les Roms (et qui s’est poursuivi jusque dans les années 1970). En Norvège aussi, des pressions s’exercèrent sur les Roms en vue de leur stérilisation. Le régime nazi définissait les Roms (dont les Sintis) comme une « race inférieure » ayant un « comportement asocial » considéré comme héréditaire. Ce jugement était en fait une amplification de préjugés anciens et largement répandus tant en Allemagne qu’en Autriche. Lesdites lois raciales de Nuremberg, datant de 1935, privèrent les Roms de leur nationalité et de leurs droits civils. Il était exigé qu’ils soient internés dans des camps de travail et stérilisés de force.
Un plan antérieur imaginé par les racistes nazis et visant à maintenir certains Roms « de race pure » dans une sorte de musée anthropologique fut oublié, tandis que d’autres Roms, en particulier des enfants, furent sélectionnés pour être soumis aux cruelles expériences médicales de Josef Mengele. Une politique de stérilisation forcée fut mise en oeuvre, souvent sans anesthésie.*
*L’élimination systématique des Roms débuta pendant l’été 1941 lorsque les troupes allemandes attaquèrent l’Union soviétique. Ils étaient considérés comme des espions (à l’instar de nombreux Juifs) au service du « bolchévisme juif » et furent fusillés en masse par l’armée allemande et les SS. De fait, dans toutes les zones occupées par les Nazis, des Roms furent exécutés.
Les chiffres sont imprécis mais l’on estime que plusieurs centaines de milliers de Roms furent exécutés dans ces circonstances, y compris dans les Balkans où les massacres étaient soutenus par les fascistes locaux. La milice Oustacha de Croatie géra des camps mais organisa aussi des déportations et procéda à des exécutions massives. . En décembre 1942, le régime nazi décida de déporter à Auschwitz tous les Roms du « Reich allemand ». Là, ils durent porter un triangle noir et se faire tatouer un Z sur le bras. De tous les détenus du camp, ils avaient le plus fort taux de mortalité : 19 300 d’entre eux y perdirent la vie. Sur ce nombre, 5 600 furent gazés et 13 700 moururent de faim, de maladie ou à la suite d’expériences médicales pratiquées sur eux.
On ne sait toujours pas combien de Roms au total furent victimes des persécutions nazies car ils ne furent pas tous inscrits comme Roms et les registres sont incomplets. L’absence de statistiques fiables sur le nombre de Roms vivant dans ces régions avant leur extermination massive rend encore plus difficile l’estimation du nombre réel de victimes. Selon les fiches d’information du Conseil de l’Europe, il est fort probable que ce nombre s’élève à au moins 250 000. D’après d’autres études crédibles, plus de 500 000 Roms perdirent la vie, et peut être même beaucoup plus.*
*Les fiches d’information soulignent la nécessité d’entreprendre des recherches complémentaires sur l’histoire des Roms. Les Roms eux mêmes ont eu peu de moyens de consigner les événements et les autorités n’avaient guère intérêt à le faire. Cependant, il y a des spécialistes roms et autres dont les travaux doivent être encouragés (les auteurs des fiches d’information ont notamment mis à profit les connaissances de plusieurs d’entre eux comme Ian Hancock et Grattan Puxon).
Cela dit, les fiches d’information publiées ont déjà des effets positifs. J’espère que de nombreuses personnes les liront et que les gouvernements européens soutiendront cette démarche et la faciliteront en traduisant ces textes dans leur langue nationale et en les diffusant auprès des enseignants et des responsables politiques entre autres. Il faudrait aider les organisations roms à les propager aussi largement dans leur communauté.
Un lecteur attentif ne pourra que tirer un certain nombre de conclusions. L’une d’entre elles est qu’il n’est pas surprenant que de nombreux Roms éprouvent de la méfiance vis à vis de la société majoritaire et que certains considèrent les autorités comme une menace. Lorsqu’on leur enjoint de se faire recenser ou de donner leurs empreintes digitales, ils craignent le pire.**/ /**En effet, plusieurs pays ne reconnaissent toujours pas l’oppression dont cette minorité a été victime par le passé et n’ont présenté officiellement aucune excuse. On peut, néanmoins, citer un bon exemple de comportement inverse ; en 2003, le gouvernement de Bucarest a pris la décision de créer une commission sur l’holocauste qui a, ultérieurement, publié un important rapport sur la**/ /**répression et les massacres en Roumanie pendant la période fasciste.
Les fiches d’information montrent que les Roms ne vivent pas en nomades pour des raisons retorses ou parce qu’ils ont le voyage « dans le sang ». Lorsque c’est possible, ils se fixent bel et bien quelque part mais, pendant longtemps, ils ont dû se déplacer d’un pays à l’autre ou au sein d’un même pays pour éviter la répression ou simplement parce qu’ils n’étaient pas autorisés à s’installer dans un endroit donné. L’autre raison principale est que le type d’emploi ou de travail qui leur était accessible exigeait leur déplacement.*
*L’histoire nous donne des leçons sur la façon de faire face à la montée actuelle de l’antitsiganisme dans certains pays. Le discours de certains responsables politiques et des médias xénophobes ravive les stéréotypes séculaires au sujet des Roms, ce qui, à son tour, « légitime » les actions, souvent violentes, menées contre des personnes roms. Une nouvelle fois, on en fait des boucs émissaires.
Le discours d’aujourd’hui contre les Roms est tout à fait semblable à celui qu’employaient les nazis et les fascistes avant que ne commence l’extermination de masse dans les années 1930 et 1940. On prétend à nouveau que les Roms sont une menace pour la sécurité et la santé publique. Aucune distinction n’est faite entre une poignée de délinquants et la majorité écrasante de la population rom. C’est une attitude honteuse et dangereuse.
**/Thomas Hammarberg/*
Silvio Berlusconi compte ses Roms
La campagne de recensement du gouvernement, critiquée par le Parlement européen, suscite craintes et angoisse chez les communautés roms d’Italie.
De notre correspondant à Rome ERIC JOZSEF
QUOTIDIEN : jeudi 24 juillet 2008
«Il paraît qu’ils veulent contrôler notre sang.» Sous un soleil de plomb, Naser Osmanovic vient de garer son camion rempli de ferraille sur le parking de la rue Mazzacurati qui jouxte Corviale, l’impressionnante cité HLM de la périphérie de Rome, de dix étages et un kilomètre de long. Autorité morale de la petite communauté de Roms bosniaques installée sur cette aire privée d’eau et d’électricité et à peine protégée par quelques pins parasols, Naser, âgé d’une trentaine d’années, calme ses troupes et organise le dialogue. «On ne sait pas pourquoi les Italiens viennent nous contrôler, on ne sait pas si c’est dangereux», s’agite un jeune. «Nos enfants sont nés en Italie et jusqu’à présent personne ne s’est occupé de nous», renchérit un autre.
Priorité. Vendredi dernier, après accord avec le préfet de Rome, un groupe de volontaires de la Croix-Rouge italienne (Cri) a fait irruption au milieu de la quinzaine de camionnettes et camping-cars stationnée depuis une semaine à Corviale. Installées provisoirement à cet endroit, les familles s’attendaient à voir débarquer la police. «Il y avait des flics mais ils étaient en civil», assure une jeune femme assise avec son bébé sur un sommier défoncé. Les membres de la Croix-Rouge se sont présentés en proposant aux familles de se faire volontairement enregistrer : nom, prénom, nationalité, situation scolaire et sanitaire. «Ils ne nous ont pas pris nos empreintes digitales», confirment les intéressés. «Aucune fiche ne sera transmise à la police», jure-t-on au Cri.
Ailleurs, à Naples ou à Milan, ce sont à l’inverse les forces de l’ordre qui, dans les dernières semaines, ont mené les opérations d’identification voulues par le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi. Sous la pression de ses alliés xénophobes de la Ligue du Nord, il a fait de cette question une priorité. En Campanie notamment, la préfecture avait rédigé des questionnaires sur la religion et l’ethnie des individus et prélevé les empreintes digitales des Roms, y compris celles des enfants. L’initiative a soulevé un tollé à l’étranger, notamment au Parlement de Strasbourg, et même aux Nations unies. Début juillet, les députés européens ont ainsi réclamé la fin des collectes d’empreintes digitales des Roms en Italie, estimant que cela constituait «un acte de discrimination directe» fondé sur la race et l’origine ethnique. Depuis, sous la pression internationale, le gouvernement italien a, semble-t-il, infléchi sa position. Le ministre de l’Intérieur (Ligue du Nord) Roberto Maroni a précisé mardi que les empreintes seront prises uniquement aux personnes âgées de plus de 14 ans, «sauf s’il y a une autre manière d’identification». Pour les moins de 14 ans, la prise d’empreintes ne pourra avoir lieu que dans le cas d’une demande d’un permis de séjour. Enfin, afin de repousser l’accusation de discrimination, à partir de 2009, tous les Italiens devront également donner leurs empreintes digitales.
Tri. Parmi les communautés roms, l’initiative, et surtout la campagne de stigmatisation, ont laissé des traces et beaucoup de soupçons. «Le fichage, c’est pas ça le problème, précise Naser Osmanovic. Cela peut même être acceptable si cela permet de s’occuper de nous et de faire le tri avec les autres Roms.»«Le problème vient des Roms roumains», précise Rusic, l’un de ses compagnons. Il explose : «Depuis qu’ils sont arrivés en Italie, la situation s’est compliquée pour nous. Ce sont des voleurs, des bâtards ! Alors que nous, on travaille dans la récupération et la ferraille.» «Cela fait sept ans que notre situation est devenue plus difficile, corrige Naser. La police a détruit notre campement [illégal, ndlr] de via Muratello, où certaines familles étaient installées depuis près de trente ans. Depuis, on doit changer d’emplacement régulièrement. On ne demande qu’une petite aire aménagée pour se stabiliser, envoyer les enfants à l’école. A quoi serviront les fiches de la Croix-Rouge ? A informer les autorités ? A nous faire avoir des papiers en règle ?» s’interroge-t-il, dubitatif.
BILAN DU ZEST’IVAL AU LION D’ANGERS ET DE LA VENUE DU GROUPE OPUS SWING
Le 27 juin au Lion d’Angers s’est déroulé le festival de musique du Lion d’Angers. Evènement important porté par l’association, José Pamplemousse http://josepamplemousse.free.fr/, composée de jeunes locaux très dynamiques et dotés d’un sens aigu de l’organisation et de la logistique. En effet, pas moins de 24 groupes de tous les univers musicaux étaient conviés à jouer sur douze scènes réparties dans la ville pour le bonheur de plus de 5000 spectateurs.
LIEN TSIGANE s’est associé à l’Association José Pamplemousse pour qu’une scène soit dédiée aux musiques d’influences tsiganes et notamment le jazz manouche. Les Rennais d’Opus Swing ont été invités dans cet objectif. Pendant plus d’une heure ils ont joué, dans un cadre plus intimiste que les grandes scènes rock, et ont satisfait un public de passionnés ou de non initiés prêt à découvrir une musique qui selon le témoignage d’une spectatrice « on a peu l’habitude d’entendre et qu’il est formidable d’écouter au Lion d’Angers ».
Les membres d’Opus Swing ont été impressionnés par l’organisation, l’accueil réservé aux artistes et l’ambition réussie des organisateurs pour la réalisation d’un tel évènement.
La scène dédiée au jazz manouche

Le jazz manouche selon Opus Swing
Affluence dans le centre du Lion d’Angers

Le trio Opus Swing
L’association LIEN TSIGANE réfléchit d’ores et déjà à l’organisation d’un nouvel évènnement culturel autour du monde tsigane.
Le Conseil de l’Europe foudroie l’Italie concernant le relevé d’empreintes digitales des Roms
Publié: lundi 30 juin 2008
L’autorité européenne en charge du respect des droits de l’homme a présenté une déclaration exceptionnellement sévère. Elle fait allusion au fait qu’un projet des autorités italiennes visant à relever les empreintes digitales des Roms équivaut à du fascisme.
Contexte:
Le ressentiment envers les Roms s’est intensifié après l’établissement de plusieurs campements illégaux. Des riverains ont même incendié des campements à l’extérieur de Naples.
Il est évalué que quelque 160 000 Roms vivent en Italie, dont 70 000 sont des ressortissants italiens. D’après l’ONG Opera Nomadi, les autres sont des immigrants d’Europe orientale, principalement en provenance de la Roumanie (environ 60 000 personnes).
Silvio Berlusconi a nourri un profond ressentiment à l’égard des Roms lors de sa campagne présidentielle. 12 jours seulement après la constitution de son gouvernement, la Commission européenne a averti le gouvernement italien de ne pas prendre de mesures extrêmes contre les Roms. Les autorités roumaines craignent également que le ressentiment à l’égard des Roms
n’affectera les Roumains respectueux des lois et vivant sur le territoire italien (EurActiv 21/05/08 http://www.euractiv.com/en/socialeurope/commission-warns-italy-expel-roma/a rticle-172550 ).
M. Berlusconi est récemment revenu sur son projet controversé qui ferait de l’immigration clandestine une infraction pénale, suite aux fortes critiques des Nations unies, du Vatican et du Parlement européen.
Bien que le ministre italien de l’Intérieur Roberto Maroni, leader du parti xénophobe La Ligue du Nord, ne considère pas que ses projets concernant un recensement des Roms en Italie basé sur le relevé des empreintes digitales soient discriminatoires, la plus ancienne institution européenne, spécialisée dans les droits de l’homme, le voit d’autre œil.
Le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, a déclaré dans un communiqué écrit que « cette proposition prête à des analogies historiques qui sont tellement évidentes qu’il est inutile de les citer ».
M. Davies a limité ses critiques au ministre, sans aller jusqu’à condamner le gouvernement de Silvio Berlusconi dans son ensemble.
« Je pense que la démocratie et les institutions de l’Italie sont suffisamment mures pour empêcher de telles idées de devenir des lois mais je suis néanmoins inquiet de ce qu’un haut responsable du gouvernement de l’un des Etats membres du Conseil de l’Europe ait apparemment avancé une telle proposition », affirme M. Davies.
M. Maroni justifie sa proposition sur le recensement des Roms par la nécessité de mieux les contrôler puisqu’ils se déplacent souvent d’une ville à une autre pour échapper aux contrôles. Cette mesure concerne également les enfants, qui sont quelque fois exploités par les parents pour se livrer à la mendicité, a-t-il déclaré, ajoutant que ces parents perdraient la garde de leurs enfants.
Les propositions du ministre ont également été attaquées au niveau national en Italie. Le leader de l’opposition centriste, Pier Ferdinando Casini, les a qualifiées « d’actes racistes ». Les groupes militant pour le respect des droits de l’homme ont fortement condamné le projet italien visant à relever
les empreintes digitales des Roms. Mais un sondage télévisé sans valeur scientifique a révélé que les projets de M. Maroni visant à mieux maîtriser les déplacements des Roms avaient été soutenus sans réserve par 80% des Italiens.
Luciano Scagliotti de la section italienne du Réseau européen contre le racisme a déclaré à EurActiv qu’une loi ou une mesure basée sur l’appartenance ethnique peut avoir des conséquences très importantes.
« C’est une violation non seulement des principes généraux [mais aussi] une violation des traités européens, de ce fait cette mesure est inacceptable », a-t-il renchéri. « C’est exactement comme le recensement des Juifs par l’Allemagne nazie en 1938 », a-t-il déclaré.
M. Scagliotti a ajouté qu’un certain nombre d’ONG spécialisées préparent actuellement un dossier destiné à la Commission européenne pour demander à ce qu’elle impose à l’Italie les mêmes sanctions que celles appliquées à l’Autriche en 2000, lorsque le Parti de la liberté du responsable politique de l’extrême droite, Jöerg Haider, a rejoint le gouvernement.
Positions:
Rosy Bindi, l’ancienne ministre en charge de la Famille dans le gouvernement de centre gauche qui a été évincé en janvier, a déclaré que l’initiative était inacceptable. Celle-ci mènerait à un registre ethnique qui traiterait les enfants Roms comme s’ils étaient des criminels endurcis.
Vincenzo Spadafora, le président de l’UNICEF en Italie, a affirmé qu’il était sérieusement inquiet, ajoutant que le gouvernement agirait d’une manière discriminatoire à moins qu’il ne relève les empreintes digitales de chaque enfant en Italie.
Amos Luzzatto, l’ancien président de l’Union des communautés juives en Italie, a averti que la mesure relative au relevé d’empreintes digitales établit un dangereux précédent. Il a déclaré que cette mesure initiera
ensuite l’exclusion des enfants des écoles, la séparation des classes et la généralisation de la discrimination. En rappelant le passé fasciste de l’Italie, il a ajouté que l’Italie est un pays qui a perdu la mémoire.
Amnesty International et la ligue antidiffamation pensent que l’idée derrière le relevé d’empreintes digitales des Roms est de les effrayer pour qu’ils quittent les grandes villes et de préparer le terrain pour les expulsions.

- 08/06/2008 L’Europe: Seul espoir des Roms
A lire sur le site du Monde.fr
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/06/07/l-europe-seul-espoir-des-roms_1055148_3214.html
-Inquiétant…
31/05/2008
Un tract xénophobe indigne les Roumains
LE MONDE | 31.05.08
Les autorités roumaines et les associations des Roms de Roumanie condamnent en bloc les dérapages racistes apparus en Italie. L’indignation a été exacerbée par un message apposé à l’entrée d’une entreprise d’usinage de bois de Pieve di Soligo (nord-est de l’Italie) et repris dans la presse roumaine, qui annonce « le lancement de la saison, durant toute l’année, de la chasse aux animaux sauvages migrateurs comme les Roumains, les Albanais, les Kosovars, les Musulmans, les talibans, les Afghans, les Tziganes et les extracommunautaires en général ».
Ce tract n’a donné lieu à aucune dénonciation officielle italienne que celle de la Confédération générale italienne du travail (CGIL, gauche), par laquelle l’affaire a été révélée. L’ambassade de Roumanie à Rome a demandé des mesures contre les auteurs de « ce texte à caractère extrémiste et xénophobe prononcé ».
L’association des Roms de Roumanie, Romani Criss, dénonce, quant à elle, l’ »extrémisme » de la nouvelle politique italienne d’immigration. « Il est inconcevable que, dans l’Europe de 2008, on combatte la délinquance selon des critères ethniques, il s’agit là d’une politique d’inspiration extrémiste, a affirmé son dirigeant, Marian Mandache, par ailleurs avocat. Il ne resterait plus que de contraindre les Roms à porter une étoile ou une banderole pour que l’on revienne soixante-dix ans en arrière, à une époque dont on ne veut plus se souvenir. »
Les allusions au nazisme se multiplient en Roumanie et risquent de nuire aux bons échanges économiques entre les deux pays. 23 000 entreprises italiennes sont implantées en Roumanie et des milliers de Roumains travaillent en Italie. L’organisation Caritas estime à 556 000 le nombre de Roumains installés dans la Péninsule mais, selon d’autres estimations, leur nombre, qui aurait fortement augmenté depuis l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne en 2007, pourrait atteindre 1 million de personnes.
Montrée du doigt comme la première responsable de la délinquance pendant la campagne des élections législatives italiennes d’avril, qui a vu le triomphe de la droite, cette communauté se sent aujourd’hui fragilisée.
Mirel Bran
Article paru dans l’édition du 01.06.08
La question des Roms migrants se pose aussi en Suisse
29.05.2008
Les Roms, l’unique objet…
Édito Lausanne FM – Jeudi 29.05.08 – 07.50h
Reconduire la libre circulation, étendre les accords à la Roumanie et à la Bulgarie : ensemble ou séparément (la question du lien est sous la loupe des Chambres fédérales), ces deux questions vont immensément nous occuper jusqu’au printemps 2009, date d’une très probable votation populaire sur le sujet. La plus importante de la législature. Peut-être la plus cruciale, en matière européenne, depuis le 6 décembre 1992.
En cas de refus, l’ensemble de l’édifice bilatéral pourrait s’écrouler. C’est-à-dire deux décennies d’efforts, après le « dimanche noir » de Jean-Pascal Delamuraz, pour maintenir, à son meilleur niveau, le lien entre la Suisse et l’Union européenne.
Tout cela, posé ainsi, apparaît bien cérébral, bien rationnel, quasiment gagné d’avance pour les partisans. Détrompez-vous : une question, tellement populiste, tellement facile à exploiter, occupe déjà la place publique, celle des Roms. Ce peuple migrant, surgi du fond de l’Histoire, ayant partagé et vécu dans sa chair les tragédies du millénaire, le voilà objet de toutes les discussions de bistrot de notre pays. La plupart du temps, on en dit n’importe quoi, par inculture, par crasse méconnaissance, alors, un ou deux mots, ce matin.
D’abord, c’est ne rien connaître à la complexité de l’Histoire roumaine que d’associer Roms à Roumains, l’un étant tout au plus un sous-ensemble de l’autre, et encore même pas. Ensuite et surtout, quand j’entends le mépris avec lequel on parle de ces gens, sous le prétexte que certains d’entre eux (admettons le, ne soyons pas angélistes) viennent mendier sous les murs de nos banques, j’ai juste envie d’appeler à un minimum de retenue du langage. Quand on sait ce que ce peuple a vécu sous la Seconde Guerre mondiale, les camps, l’extermination, au même titre que les Juifs, l’horreur absolue d’une éradication, on pèse tout au moins ses mots avant de jeter ce nom, en pâture, à l’ignorance de l’opinion publique.
Il est certain conseiller national, de revendication libérale, qui a dû sa victoire, l’automne dernier, à une campagne sur les mendiants, à Genève. Des mendiants, on passe aux Roms. Des Roms, aux Roumains. Et des Roumains, on passera à qui ? Je préfère ne pas y penser. Je voterai pour la poursuite de nos accords avec l’Europe, même si l’Union européenne, dans sa structure actuelle, ne me fait pas particulièrement rêver. Mais du non rêve au cauchemar, il y un grand pas. Que je préfère ne pas franchir.
Dernière recommandation du Conseil de l’Europe sur les Roms et les Gens du Voyage
A lire sur:
Colloque à Besançon sur la scolarisation des enfants Roms
En cliquant sur ce lien http://colloqueroms.fcomte.iufm.fr/ toute l’actu sur le Congrès Européen intitulé « Roms d’Europe: ruptures, accueils et scolarisations » qui se tiendra à Besançon du 26 au 30 mai.
Il dénonce l’agressivité renforcée de la police et l’hostilité croissante d’une partie de la population. En mai dernier, à Naples, un campement a été incendié et nombre de nomades ont préféré quitter la ville. Mardi, un autre regroupement de Roms a été attaqué, à Rome cette fois, dans le quartier de la Magliana, à quelques kilomètres de Corviale. «Trois voitures se sont arrêtées et trois cocktails molotov ont été jetés», raconte un témoin. Personne n’a été blessé mais le feu s’est rapidement propagé autour des baraques. Le maire (Alliance nationale) de Rome, Gianni Alemanno, s’est immédiatement rendu sur les lieux pour assurer la petite communauté de sa solidarité, déclarant que «les responsables [seraient] punis». Dans ce climat délétère, avant même l’agression de mardi soir, Naser Osmanovic a pris sa décision : «Dès que j’ai assez d’argent pour mettre de l’essence dans mon camion, je pars vers le nord et quitte l’Italie. J’irai sans doute en France.»
Le 4 juillet dernier le Ministère du logement publiait une circulaire sur la remise à jour des schémas départementaux. Un paragraphe intitulé : l’habitat des gens du voyage en voie d’ancrage territorial ou de sédentarisation recommandait :
« de recenser les besoins des familles sédentarisées ou très ancrées territorialment afin de déterminer les besoins en terrains familiaux ou en logements financés en PLAI .…
En tout état de cause, il ne peut être admis qu’aucune action ne soit entreprise, dans le cadre du schéma et/ou du PDALPD, afin de supprimer les situations des personnes sédentarisées qui vivent actuellement dans des conditions de vie in iacceptables «
Enfin lors de la dernière réunion de la commission départementale des Bouches-du-Rhône nous avons obtenu que, dans l’étude de remise à jour du schéma, la question des sédentaires soit explicitement prise en compte .
C’est également le Sénateur Pierre Hérisson qui dans le débat en cours au Sénat sur la loi d’engagement sur le logement propose des amendements intéressants qui permettraient notamment de régulariser la situation de ceux qui ont acquit des terrains en zone non-constructible. il conviendra de suivre avec attention la suite de ces propositions ….
PROJET DE LOI
A M E N D E M E N T
présenté par M. HÉRISSON
ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 22 L’article L. 444-1 du code de l’urbanisme est modifié comme suit : Dans la dernière phrase, le mot « zone » est remplacé par le mot « secteur »
OBJET L’article L. 441-1 du code de l’urbanisme prévoit la possibilité de création de terrains familiaux destinés à l’accueil des gens du voyage. Cet article dispose que ces terrains ne peuvent être implantés que dans les « zones constructibles ». Cette notion de zones constructibles a souvent été interprétée de manière erronée, en les assimilant aux zones U (urbanisées) des plans locaux d’urbanisme. Or des terrains situés en zone d’urbanisation future, ainsi que certains terrains situés dans certaines zones naturelles dites « banales », peuvent eux aussi disposer d’une constructibilité leur permettant de recevoir de tels équipements. Afin de lever toute ambiguïté d’interprétation concernant les possibilités d’implantation des terrains familiaux, cet amendement vise à remplacer la référence à des « zones constructibles » par la référence à des « secteurs constructibles », moins restrictive. Il convient de préciser toutefois, que l’installation en zones agricoles, qui font l’objet d’une protection stricte, ne sera pas admise. PROJET DE LOI
A M E N D E M E N T
présenté par M. HÉRISSON
ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 22 Lorsqu’un terrain a été aménagé ou utilisé avant l’entrée en application de la loi N°… en vue de l’installation de caravanes constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs sans que le propriétaire ou l’utilisateur ait obtenu l’autorisation prévue à l’article L. 444-1 du code de l’urbanisme, le dépôt d’une demande de régularisation, s’il est effectué dans l’année qui suit la publication de la présente loi, suspend toute procédure judiciaire ou pénale jusqu’à l’intervention de la décision. En cas de refus par l’autorité compétente en matière d’autorisation d’urbanisme, le demandeur peut saisir pour avis la commission consultative départementale mentionnée au IV de l’article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et l’habitat des gens du voyage. La commission
PROJET DE LOI
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présenté par M. HÉRISSON
ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 22 L’article L. 444-1 du code de l’urbanisme est modifié comme suit : Dans la dernière phrase, le mot « zone » est remplacé par le mot « secteur »
OBJET L’article L. 441-1 du code de l’urbanisme prévoit la possibilité de création de terrains familiaux destinés à l’accueil des gens du voyage. Cet article dispose que ces terrains ne peuvent être implantés que dans les « zones constructibles ». Cette notion de zones constructibles a souvent été interprétée de manière erronée, en les assimilant aux zones U (urbanisées) des plans locaux d’urbanisme. Or des terrains situés en zone d’urbanisation future, ainsi que certains terrains situés dans certaines zones naturelles dites « banales », peuvent eux aussi disposer d’une constructibilité leur permettant de recevoir de tels équipements. Afin de lever toute ambiguïté d’interprétation concernant les possibilités d’implantation des terrains familiaux, cet amendement vise à remplacer la référence à des « zones constructibles » par la référence à des « secteurs constructibles », moins restrictive. Il convient de préciser toutefois, que l’installation en zones agricoles, qui font l’objet d’une protection stricte, ne sera pas admise.
Le 4 juillet dernier le Ministère du logement publiait une circulaire sur la remise à jour des schémas départementaux. Un paragraphe intitulé : l’habitat des gens du voyage en voie d’ancrage territorial ou de sédentarisation recommandait :
« de recenser les besoins des familles sédentarisées ou très ancrées territorialment afin de déterminer les besoins en terrains familiaux ou en logements financés en PLAI .…
En tout état de cause, il ne peut être admis qu’aucune action ne soit entreprise, dans le cadre du schéma et/ou du PDALPD, afin de supprimer les situations des personnes sédentarisées qui vivent actuellement dans des conditions de vie in iacceptables «
Enfin lors de la dernière réunion de la commission départementale des Bouches-du-Rhône nous avons obtenu que, dans l’étude de remise à jour du schéma, la question des sédentaires soit explicitement prise en compte .
C’est également le Sénateur Pierre Hérisson qui dans le débat en cours au Sénat sur la loi d’engagement sur le logement propose des amendements intéressants qui permettraient notamment de régulariser la situation de ceux qui ont acquit des terrains en zone non-constructible. il conviendra de suivre avec attention la suite de ces propositions ….
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ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 22 L’article L. 444-1 du code de l’urbanisme est modifié comme suit : Dans la dernière phrase, le mot « zone » est remplacé par le mot « secteur »
OBJET L’article L. 441-1 du code de l’urbanisme prévoit la possibilité de création de terrains familiaux destinés à l’accueil des gens du voyage. Cet article dispose que ces terrains ne peuvent être implantés que dans les « zones constructibles ». Cette notion de zones constructibles a souvent été interprétée de manière erronée, en les assimilant aux zones U (urbanisées) des plans locaux d’urbanisme. Or des terrains situés en zone d’urbanisation future, ainsi que certains terrains situés dans certaines zones naturelles dites « banales », peuvent eux aussi disposer d’une constructibilité leur permettant de recevoir de tels équipements. Afin de lever toute ambiguïté d’interprétation concernant les possibilités d’implantation des terrains familiaux, cet amendement vise à remplacer la référence à des « zones constructibles » par la référence à des « secteurs constructibles », moins restrictive. Il convient de préciser toutefois, que l’installation en zones agricoles, qui font l’objet d’une protection stricte, ne sera pas admise. PROJET DE LOI
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ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 22 Lorsqu’un terrain a été aménagé ou utilisé avant l’entrée en application de la loi N°… en vue de l’installation de caravanes constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs sans que le propriétaire ou l’utilisateur ait obtenu l’autorisation prévue à l’article L. 444-1 du code de l’urbanisme, le dépôt d’une demande de régularisation, s’il est effectué dans l’année qui suit la publication de la présente loi, suspend toute procédure judiciaire ou pénale jusqu’à l’intervention de la décision. En cas de refus par l’autorité compétente en matière d’autorisation d’urbanisme, le demandeur peut saisir pour avis la commission consultative départementale mentionnée au IV de l’article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et l’habitat des gens du voyage. La commission
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OBJET L’article L. 441-1 du code de l’urbanisme prévoit la possibilité de création de terrains familiaux destinés à l’accueil des gens du voyage. Cet article dispose que ces terrains ne peuvent être implantés que dans les « zones constructibles ». Cette notion de zones constructibles a souvent été interprétée de manière erronée, en les assimilant aux zones U (urbanisées) des plans locaux d’urbanisme. Or des terrains situés en zone d’urbanisation future, ainsi que certains terrains situés dans certaines zones naturelles dites « banales », peuvent eux aussi disposer d’une constructibilité leur permettant de recevoir de tels équipements. Afin de lever toute ambiguïté d’interprétation concernant les possibilités d’implantation des terrains familiaux, cet amendement vise à remplacer la référence à des « zones constructibles » par la référence à des « secteurs constructibles », moins restrictive. Il convient de préciser toutefois, que l’installation en zones agricoles, qui font l’objet d’une protection stricte, ne sera pas admise.